LIGNE ARTISTIQUE

Depuis sa réouverture en 2008, le Théâtre du Temps est le lieu de création de la Cie Anànkë dont le travail dramaturgique impulse et oriente l'identité artistique du théâtre. En parallèle, il accueille et diffuse le travail de nombreuses compagnies extérieures. Émilie Portant, co-directrice, programmatrice et collaboratrice artistique de Mickaël Sabbah, articule sa programmation autour d’un théâtre contemporain axé très volontiers sur les auteurs vivants mais aussi autour de la danse contemporaine et butô ainsi que des concerts de musiques actuelles.

La Cie Anànkë

La Cie Anànkë voit le jour en 2007 sous l'impulsion de Mickaël Sabbah et d'Emilie Portant qui intervient régulièrement en tant que metteuse en scène ou conseillère artistique. La compagnie s'installe au Théâtre du Temps en 2008 après que Mickaël Sabbah en soit devenu le directeur et l'ait rénové. Elle prolonge le travail que ce dernier a mené depuis une dizaine d'années avec la Cie Brocéliande en conservant les thèmes et les schémas dramaturgiques de ses créations passées.

La base du travail de Mickaël Sabbah, c'est la langue. C'est elle qui conduit son travail de recherche anthropologique, archéologique et artistique jusqu'aux confins de l'humanité. Les mots sont nos racines. Ils nous permettent de remonter jusqu'à des temps immémoriaux, de comprendre notre évolution, d'appréhender nos modes de pensée. D'une certaine manière, ce sont les mots qui font que nous sommes humains, que nous nous sommes extraits de notre condition animale primitive pour tendre vers autre chose.

Cette recherche sur la langue est menée en laissant venir au texte d'autres formes d'arts, d'autres médias créatifs qui seraient à même de compléter les mots, de les faire résonner, de mettre en lumière certains de leurs aspects encore insoupçonnés. A travers la danse, par exemple, le texte devient charnel, l'expression devient corporelle. Le corps en vient à raconter autant de choses que la langue elle-même. Il n'est pas question de compléter le texte mais bien de l'incarner, de le donner à voir autant qu'à entendre. Alors, la méthode de travail de la compagnie repose sur de long mois de répétitions quotidiennes qui vont permettre aux comédiens de travailler le texte au corps pour en tirer un théâtre charnel, animal, primal.

Koma 1 (2009)

La recherche devient alors formelle car on n'assiste ni à une pièce de théâtre, ni à un spectacle de danse mais à une forme d'expression hybride, un format novateur qui se place au-delà des classifications traditionnelles. La danse n'est pas la seule à venir se mêler à la langue sur scène. La musique amplifiée ou acoustique, l'installation numérique et la vidéo viennent compléter ce réseau artistique. L'ancestralité des mots est contrebalancée par la modernité de la technologie. A une époque où cette dernière a tendance à phagocyter les formes d'art traditionnelles, le travail de la

Cie Anànkë entend justement la mettre au service de la langue, médium originel, dont on ne peut jamais complètement s'affranchir.

Cette recherche formelle sert de matériel pour explorer les différents aspects de la condition humaine. En partant de la langue, Mickaël Sabbah cherche à donner à voir et à entendre un monde intemporel dans lequel les humains seraient confrontés à eux-mêmes, à leur être intérieur. Ce monde est présenté par fragments recousus, petits morceaux de voyage perdus dans les méandres de l'inconscient collectif. Il nous est montré dans tout ce qu'il a d'éphémère et d'infini, de tangible et d'invisible, de sensible et de brutal, d'accueillant et de repoussant, de confortable et de cassant. Cette recherche ontologique s'aventure de plus en plus loin dans la psyché humaine en s'affranchissant du monde extérieur pour explorer la poésie qui réside en chacun de nous et qui s'épanouit dans nos doutes, nos joies, nos espoirs et nos peurs.

 
La
forme plurielle de ces spectacles renvoie aux spectateurs la dimension plurielle du monde et des humains qui en font partie. Mais la position centrale du texte au milieu de ce tourbillon artistique nous rappelle en permanence qu'au commencement de l'humain était le verbe et que l'homme sera toujours le centre de son propre monde.

La Cie Anànkë au Théâtre du Temps :

Koma1

Koma 3

2019

2008

2009

2010

2011

Echos II

Koma 2

Trans_Human_Art

(actuellement en résidence de création)

En savoir plus

Pour découvrir le travail de Mickaël Sabbah, consultez son site internet mks.fyi

Mickaël Sabbah en répétition pour Trans_Human_Art (en résidence)

Aujourd’hui, en plein projet d'aménagements techniques et acoustiques, le Théâtre du Temps souhaite développer, parallèlement au théâtre, une programmation tournée vers les musiques amplifiées de la nouvelle scène française.

Cette orientation émerge en cohérence avec le dernier projet de Mickaël Sabbah, Trans_Human_Art (en cours de création), qui repose sur un travail de recherche sonore minutieuse élaborée durant ces quatre dernières années.

 

Ouvert à tous, le Théâtre du Temps fort de ses onze ans de programmation, s'est forgé la réputation d'un lieu à l’identité artistique forte.

Theatre du temps

9, rue de Morvan, Paris 75011

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